Admission aux grandes écoles : 4 questions à un candidat

Les concours d’entrée aux écoles de commerce ont eu lieu ce mois d’avril : nous sommes allés à la rencontre des étudiants sur les lieux de passation. Focus sur Jérôme, un candidat appliqué au parcours maîtrisé.

Bonjour Jérôme. Peux-tu nous résumer brièvement ton parcours ?

Actuellement en 2ème année de Diplôme Universitaire Technologique (DUT) Techniques de Commercialisation, je passe ce mois-ci plusieurs concours afin d’intégrer des écoles de commerce. Grâce à un partenariat établi par mon Institut Universitaire de Technologie (IUT), j’ai effectué un semestre dans l’université canadienne anglophone Vanier College à Montréal, en formation Business, une formation équivalente à celle suivie en France. Cette expérience fut enrichissante tant sur le plan personnel que professionnel. J’ai dû apprendre à me débrouiller et vivre par moi-même, le tout en anglais.

 

Pourquoi avoir choisi de passer les concours d’entrée aux écoles de commerce ?

A l’obtention de mon diplôme, différents choix s’offrent à moi. Le moins répandu est l’insertion dans le monde professionnel après deux années d’études. On peut continuer ses études en suivant un programme de licence. Le choix que j’ai fait est l’ultime option : continuer ses études en intégrant une école de commerce. J’avais fait ce choix dès mon entrée en IUT.

Les écoles de commerces offrent une formation complète, ouvrent de nombreuses portes, donnent l’opportunité de se spécialiser et de tisser un large réseau de contacts.

J’ai choisi de suivre deux années d’études avant d’intégrer une école par le biais d’un concours afin de gagner en maturité et en expérience. J’estime que mon choix a été le bon car je me sens bien plus mature que je ne l’étais auparavant.

Les concours PASSERELLE, DAC, TREMPLIN et AMBITION + permettent l’accès à plusieurs écoles. D’autres sont accessibles par admissibilité privée, via un dossier à envoyer directement aux écoles. Je n’ai fait aucune impasse.

 

Quelle a été ta préparation aux concours ?

La préparation de ces concours demande du temps et des efforts de la part des étudiants. J’ai énormément travaillé en m’appuyant sur les sujets des années précédentes. Grâce à mon séjour à l’international ainsi qu’un très bon enseignement dans la langue anglaise suivi au cours de ma formation, l’épreuve d’anglais est plutôt accessible pour moi. Elle nécessite néanmoins beaucoup de concentration et une maîtrise des bases de la langue anglaise. La formation et les stages comptent beaucoup pour certaines épreuves comme le marketing.

 

Comment as-tu géré tes journées de concours ?

En nous y prenant tôt pour nos inscriptions, nous avons pu avec mes amis être affectés au centre d’examen que nous avions sélectionné en premier choix. Nous avons également fais le choix de réserver une chambre d’hôtel, juxtaposé au centre d’examen, afin de ne pas être préoccupé par les transports le matin de l’examen. Ces choix auront été une bonne stratégie en terme de gestion du stress le jour de l’examen. Le fait d’être sur place la veille et accompagné permet largement de diminuer le stress et d’être plus détendu à la veille du concours. De plus, il faut savoir que tout retard, même d’une minute, sera sanctionné par un refus d’accès à l’examen pour l’étudiant.

Le déroulement de la journée demande beaucoup de concentration. Le candidat se doit d’être performant à chaque épreuve et ne rien négliger. La journée est physiquement et mentalement éprouvante, il faut donc bien penser à manger et à s’hydrater.

Une fois la journée finie, peu importe si l’on pense avoir réussi ou échoué, le sentiment présent est surtout du relâchement par rapport à la pression ressentie durant toute cette préparation et les nombreuses attentes.

Cette mobilisation reprendra un mois plus tard à l’annonce des résultats écrits, amenant ainsi les candidats à faire des choix et à préparer leurs oraux. Le relâchement est donc de courte durée…